Meurtre à Vacoas : Le calvaire de Dorine Phokeerdass raconté par ses proches

Meurtre à Vacoas : Le calvaire de Dorine Phokeerdass raconté par ses proches

Rédigé le 21/02/2020
E. Moris

Il n’a pas supporté de voir son ex-femme en compagnie d’un autre homme. Ce simple détail a conduit Jean-Marc Phokeerdass à se disputer avec le nouveau compagnon en question et aussi à agresser mortellement la mère de ses 11 enfants.

C’est chez l’une des filles de Jean-Marc et Dorine Phokeerdass que le meurtre a eu lieu jeudi. La victime, 53 ans, vivait séparée de son époux. Dans divers médias, ses proches, notamment sa mère et une de ses filles, ont témoigné du calvaire qu’elle a vécu aux côtés de son époux.

Sharonne, sa fille, a expliqué qu’elle était le pilier de la maison. « C’est sur elle que les enfants pouvaient compter », a-t-elle déclaré. Selon sa mère, à de nombreuses reprises, elle a été agressée physiquement par Jean-Marc Phokeerdass. Ce dernier, lorsqu’il était dans une rage folle, saisissait une arme tranchante pour s’en prendre à son épouse. Mais il n’y avait pas que l’épouse à subir la violence de Jean-Marc Phokeerdass. Les enfants aussi étaient roués de coups. Mais pourtant, malgré ces difficultés, la misère et les coups, Dorine gardait le sourire.

« Elle a toujours été là pour nous », souligne Sharonne. La mère de la victime raconte qu’il arrivait souvent à Dorine et ses enfants de devoir se cacher dans la maison car leur père les menaçait de mort.

Les plaintes à la police étaient nombreuses. Dorine avait eu le courage, il y a trois ans, de quitter l’homme et la violence. Elle avait trouvé quelqu’un qui s’intéressait à elle et lui accordait l’attention qu’elle méritait. Elle s’était même portée candidate pour le compte du PKM aux dernières législatives. Mais Jean-Marc Phokeerdass s’est encore trouvé sur sa route pour lui pourrir la vie, mais aussi pour la lui enlever tout court.

Il a comparu devant la Bail and Remand Court ce vendredi. Il reste en détention. C’est le quatrième cas de féminicide enregistré depuis le début de l’année.